"DE VICTOIRE
QUE SUR SOI"

PORTRAIT D’ESCRIMEUR #1 : PATRICK RAINSARD

Ancien épéiste international, triathlète et explorateur, Patrick Rainsard pratique le fleuret aux Chevaliers des Blancs-Manteaux depuis 2016. De la piste d’escrime à la banquise, il n’y a qu’un pas : portrait d’un escrimeur épris de nouvelles sensations !

 

Des débuts d’épéiste prometteurs

 

Patrick découvre l’escrime à l’âge de 11 ans dans le cadre de cours qu’un maître d’armes donnait dans les sous-sols du collège Marie-Curie de Sceaux. Sa progression le conduit très rapidement à intégrer la section d’épée du Racing, plus grand club omnisports de France. Il y évolue en équipe première et participe à de nombreuses compétitions internationales, jusqu’à ce que ses résultats prometteurs lui imposent de faire un choix : s’engager dans une carrière d’escrimeur de haut niveau ou suivre un autre chemin. Il décide finalement de baisser la garde et s’éloignera des pistes pendant vingt-cinq ans. « J’avais toujours abordé ce sport par la voie de la compétition ; je ne m’imaginais pas pouvoir pratiquer l’épée en loisir » confie-t-il.

 

L’appel de la piste

 

C’est en 2016 qu’il renoue avec l’escrime. Souhaitant se préparer aux Championnats du monde de la médecine, il contacte Patrick Groc, un ancien du Racing avec qui il avait participé à un relais à l’italienne dans les années 80, et pousse la porte des Blancs-Manteaux. « J’avais gardé en mémoire son attitude encourageante lorsque j’avais dû affronter Olivier Lenglet, champion olympique. » Au terme de ces Championnats du monde de la médecine, il se classe premier en fleuret et en sabre, deuxième en épée et premier du combiné.
Aujourd’hui, Patrick tire essentiellement au fleuret. « Je suis convaincu qu’on ne peut pas être et avoir été ! Je ne prendrai plus de plaisir à l’épée. » Il explique que le fleuret lui correspond désormais davantage. « C’est plus technique, plus fin » dit-il.

 

Un homme de défis

 

Si Patrick insiste sur l’atmosphère « bon enfant » des tournois de fleuret vétéran auxquels il concourt, l’esprit du compétiteur apparaît toutefois en filigrane. « J’aime le challenge et j’aime surtout me préparer pour un objectif. Une fois cet objectif atteint, j’en cherche un autre ! »
Cette soif de défis, il la nourrit également par la pratique du triathlon, une discipline très exigeante. En août dernier, il figurait sur la ligne d’arrivée du château de Chantilly. « Ici, je ne recherche pas la performance, le but étant avant tout de terminer. »
La question de la mise à l’épreuve de soi-même s’affirme véritablement lorsque Patrick évoque son activité d’explorateur. Après une traversée de la terre de Baffin en 1995 et diverses autres expéditions en Arctique (notamment au Spitzberg avec le prince Albert de Monaco), il rejoint le pôle Nord avec Arnaud Tortel en 2006 : l’endroit le moins accessible et le plus chaotique de la planète. « Dans l’Arctique, on affronte des conditions extrêmes. C’est de la survie de A à Z ! »
Patrick repousse constamment ses limites physiques et mentales ; un dépassement de soi qui lui apporte « une certaine sérénité » pour aborder toutes sortes de situations.

 

Ses projets

 

En 2019, Patrick participera aux Championnats d’Europe vétéran de fleuret qui se dérouleront à Cognac. Il envisage par ailleurs d’organiser une nouvelle expédition en Arctique. À suivre !

[Fanny Pauthier]

Publié le : 19/11/2018 par Catherine Groc

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